jeudi 3 janvier 2013

DES 4P AUX 6S... LES MUTATIONS DU MARKETING MIX

 
Bridés par la tyrannie des 4P, les marketers révisent leur alphabet: 5 E, 6 S ... Qui dit mieux?
Le marketing mix désigne les outils dont dispose l'entreprise pour influencer ses ventes. Jerome Mc Carthy les a regroupés en 1960 sous l'appellation «4 P» désignant ainsi le produit, son prix, sa place et sa promotion. 

Les 4 P collent au contexte des Trente Glorieuses, à l'économie de l'off re et à l'explosion de la grande distribution. Dans les décennies 1950 et 1960, le message est directif, émis par la marque ou l'annonceur.  

« Avec le marketing des 4 P, nous sommes tous considérés comme des enfants, des consommateurs passifs auxquels s'adresse le père », souffle Jean-Claude Boulay, fondateur de JCB Consultant, cabinet conseil en marketing et études sémiologiques. Le marketing fait son job, il répond aux besoins des consommateurs en proposant une off re produit, une politique de prix et en communiquant pour expliquer en quoi elle y répond mieux que celle du produit concurrent. Philip Kotler, le «père» du marketing, reprend les 4 P à son compte. « Les 4 P, résume Thierry Maillet, consultant en marketing et historien des entreprises, c'est un peu comme le plan comptable pour la comptabilité. Des instances internationales le critiquent, mais il faut bien des règles et cela fonctionne. » Pour autant un bon expert-comptable ne se limite pas à l'application du plan comptable. De la même manière, dans la vraie vie, un bon marketer doit dépasser les frontières des 4 P. D'ailleurs, au fi l du temps et de l'évolution de l'économie, les critiques fusent. De toutes parts. Les marketers se sentent un peu trop à l'étroit, bridés par la tyrannie des fameuses lettres. 

Le contexte évolue. Le temps du "no limit" et "no future", du "je consomme, donc j'existe", s'achève. 
Les crises successives ont englouti le monde de la croissance régulière et continue. « Pendant les crises des années 1983-1984, puis de 2004-2008 en Europe, les politiques ont misé sur la relance par la consommation - sauf en Allemagne avec les résultats que l'on connaît en matière d'endettement, expose Olivier Géradon de Vera, vice-président de SymphonyIRI France. Mais 2008 représente un tournant avec une hausse des prix des produits de consommation courante supérieure à la croissance des revenus, et donc une baisse du pouvoir d'achat. » 

La crise est stoppée, mais les tendances sont cristallisées avec un retour aux économies domestiques (on consomme utile plutôt que futile), qui signe l'impuissance des 4 P. En 2012 et 2013, alors que la baisse des revenus des ménages risque de s'installer à moyen terme - remboursement de la dette publique oblige - le consommateur ne réagit définitivement plus au mix média traditionnel.

Les 4 P en question

Dans son ouvrage Les clés du marketing, paru aux Etats-Unis en 2003 (2005 en France), Philip Kotler fait le point et passe en revue les opposants aux 4 P. 

Les entreprises de cosmétique ont voulu ajouter un cinquième P pour désigner le packaging, pourtant compris dans le «Produit» ; les commerciaux dénoncent la lettre P comme une barrière à l'entrée pour leur département, les spécialistes du marketing des services réclament à leur tour d'ajouter 3 P pour :
- Personnel
- Procédé
- Présentation

Philip Kotler, lui-même, suggère de s'affranchir des 4 P en osant une nouvelle définition avec 
- Configuration (produit),
- Valorisation (prix), 
- Facilitation (place) et 
- Symbolisation (promotion).

Querelle de chapelle ou nouvelle théorisation, une autre critique se fait jour, plus fondamentale, avec Robert Lauterborn, qui, dans les années 1990, appelle ses condisciples à travailler sur les  
4 C avant de déterminer les 4P (qu'il ne remet pas en cause): 
- consommateur
- coût pour le consommateur
- commodité
- communication

« Erreur, répond Thierry Maillet, car c'est bien le marketing de l'offre qui tient les rênes: demander à un consommateur ce qu'il veut, c'est regarder dans le rétroviseur. »

Les 4 P priment encore sur les autres approches. Les entreprises doivent toujours proposer et promouvoir des «produits». 
Et ceux-ci trouvent leur «place» dans les rayons de la distribution ou sur des pages internet. 

Le «prix» demeure une variable d'actualité, y compris dans l'économie numérique, où certains services, présentés comme gratuits, ne le sont pas vraiment, puisque le consommateur doit s'équiper (acheter un ordinateur, payer un abonnement pour la connexion, télécharger des applications...). 

Enfin la «promotion» a toujours cours, soit par le biais de la communication - il s'agit alors, selon Thierry Maillet, davantage d'une prise de parole - soit dans les linéaires de la distribution. Pourtant, le principe des 4P, qui épousait si bien l'ère industrielle, ne semble plus adapté au contexte actuel. 

Helen Zeitoun, directeur monde de l'activité marque communication et expérience client chez GfK France, estime qu'« il manque trois éléments pour permettre aux 4P de comprendre les comportements actuels et agir sur eux: 
l'importance des services, 
- celle de l'expérience et enfin de la relation ». 

Aujourd'hui, une enseigne comme Leroy Merlin tire son épingle du jeu grâce aux cours de bricolage et aux nombreux autres services à valeur ajoutée qu'elle met à la disposition de ses clients.  
Les consommateurs recherchent de l'émotion à travers l'expérience, et avec Internet, la dimension sociale prend du poids.

Le renouveau des fondements du marketing

La matrice a donc changé. Le consommateur n'est plus le dernier maillon de la chaîne, qui achète sous l'effet du matraquage publicitaire. Au contraire, il devient partie constituante de la politique des marques. Les individus interviennent (ils publient leurs avis sur Internet) et participent (via la cocréation, par exemple).  

« Les 4 P n'ont pas disparu, les 5 E  représentent simplement une couche supplémentaire », admet Minter Dial, président de The Mindset Company, conseil en stratégie marketing. 

Zoom sur les 5 E

E comme essence. Plus la marque est capable d'exprimer des valeurs en cohérence avec celles du consommateur, plus elle suscite et renforce le sentiment d'attachement. 

E comme émotion. L'émotion est le vecteur, tout passe par elle. Un bon produit est nécessaire, mais pas suffisant. Dans un premier temps, lorsque le consommateur écoute un message, l'émotion ressentie influe sur sa perception du produit. Ce n'est qu'ensuite qu'il rationalise et réfléchit à son acte d'achat. 


E comme engagement. L'engagement de la marque doit venir de ses dirigeants fondateurs, puis être relayé par les salariés de l'organisation et partagé avec ses clients. 


E Comme expérience. L'invitation à vivre autrement et à profiter d'un produit ou d'un service est fondamentale. L'exemple de la musique est frappant: depuis l'avènement du téléchargement numérique en lieu et place du disque ou du CD, le moyen le plus efficace de vendre un album est d'en organiser la promotion via des concerts. 


E Comme échange. L'échange repose sur l'écoute et le conseil que la marque peut faire valoir. Les conversations initiées sur les réseaux sociaux devraient permettre aux marques d'améliorer leur communication et leurs services. 


Trois éléments seraient venus, selon lui, bousculer les fondamentaux du marketing :
- Un, après les années de matraquage publicitaire, la méfiance des consommateurs enfle vis-à-vis des marques, dont le manque de sincérité est présumé

- Deux, le besoin de sens engendre un anti-consumérisme qui s'affirme comme une valeur refuge dans un monde incertain, fragilisé par le terrorisme, le réchauffement climatique, la crise des systèmes financiers... 

- Trois, l'essor du Web bouscule les paradigmes marketing et commerciaux. 

La force des 5 E est d'instaurer le marketing relationnel en réponse au questionnement des consommateurs. Mais, objecte encore Thierry Maillet [ ...], « il ne faut pas être naïf En matière d'échange, la marque conserve une volonté de domination. Même si elle peut écouter et faire évoluer son off re, son objectif est de la vendre ». 

«Le marketing passe d'une posture dirigiste à une posture d'encadrement et d'accompagnement », observe le sémiologue Jean-Claude Boulay 

Les annonceurs scrutent les avis des consommateurs, ils essaient d'encadrer les échanges en entretenant des espaces de dialogue (pages sur les réseaux sociaux, forums) afin de répondre aux critiques avant qu'elles ne créent le buzz. Leur volonté de contrôle est évidente. «Les marques quittent le rôle du père pour jouer celui du grand frère ou du cousin qui fait part de son expérience, montre mais conseille et joue les modérateurs», ajoute l'expert. Le rôle du community manager!

Des 5 E aux 6 S

Selon Minter Dial [ ...], le marketing des 5 E repose aussi sur l'engagement des salariés de l'organisation. Sans eux, pas de transmission des valeurs de l'entreprise ni de partage des engagements de la marque avec les clients. D'où la nécessité de réviser les schémas organisationnels et d'abattre les silos. «A tout moment le p-dg doit être capable d'incarner les valeurs de la marque et de vivre dans la peau du client pour créer l'empathie », insiste Minter Dial. 

Les valeurs de la compagnie sont mises en avant par l'engagement du salarié, qui sait créer une émotion positive et enrichir ainsi l'expérience client. Mieux, cette expérience est suffisamment forte pour être relayée et partagée sur les réseaux sociaux. Un modèle du genre. Une nouvelle ère s'est ouverte, qui nécessite donc de renforcer l'esprit d'équipe à l'intérieur des organisations et de décloisonner le marketing pour qu'il travaille en symbiose avec le service clients, mais aussi avec la direction informatique et les ressources humaines. 
 
Déjà, d'autres voix s'élèvent pour remettre en question le principe des 5 E. Comme si les fondamentaux du marketing ne cessaient de se moderniser suivant l'évolution des comportements des consommateurs. 

«Au delà des 5E qui me paraissent dépassés, déclare à son tour Olivier Géradon de Vera, je propose les 6 S 
- Situation, car les consommateurs sont désormais confrontés à une offre à tout moment. En hypermarché, ils arrêtent leurs choix en 45 secondes, ce qui donne une importance capitale au message véhiculé par le linéaire. Ce qui est vrai en point de vente l'est sur le Web, mais ce sont alors les sites comparatifs et les avis des internautes qui font la différence.
- Satisfaction, 
- Social network, car l'appréciation des consommateurs pèse de plus en plus dans le choix de leurs pairs.
- Sécurité
- Sensibilité au prix, «comme la variable pure et dure» et la notion de «séduction», dans laquelle il regroupe la publicité et la promotion. Ici, aucun ordre de classement, car il s'agit d'un mix à mélanger sans modération.
- Séduction -
car l'expérience ne suffit plus. Le mix doit intégrer la notion de satisfaction. » 

Les mauvaises langues diront que chaque consultant propose sa typologie et qu'au fond, ce qui compte, c'est bien l'évolution des outils au service du marketing. Aux anciens 4P sont venues s'ajouter les variables liées aux consommateurs (à leurs comportements multiples), aux organisations (tous les départements de l'entreprise sont désormais concernés), et aux nouvelles technologies (Web, mobilité). 

Zoom Les 4 P revisités

Alors que la pertinence des 4 P est remise en cause par les marketers, Philip Kotler, Kevin Keller et Delphine Manceau actualisent ses variables dans une réédition de Marketing Management (Pearson, 2012). 

Quatre nouveaux P reflètent le concept de marketing holiste: les personnes, les processus, les programmes d'action et la performance.  

Personne: Souligne l'importance du personnel dans le succès du marketing, et donc la nécessité d'adopter une orientation marché dans l'ensemble de l'organisation.  

Processus: La prise de décision marketing dépend désormais des processus organisationnels.  

Programmes d'action: Ils intègrent toutes les activités de l'entreprise dédiées aux clients. 

Performance: Les décisions marketing doivent être optimisées en termes d'impact, et mesurées en intégrant les dimensions sociale et environnementale. 
 

Benchmark et Veille d'information sur Internet : connaître son marché et surveiller la concurrence




Le développement de nouveaux services (réseaux sociaux, information en temps réel, sites de partage de contenus, "cloud computing" stockant l'information "dans les nuages"...) mais aussi le changement des pratiques sur Internet (frontière plus perméable entre vie privée et publique, interactivité entre consommateurs et marques...) permet de collecter des informations de plus en plus fines sur le Web. 
Dans le même temps, la diversification des sources nécessite la maîtrise de nouveaux outils et la mise en place de méthodologies adaptées selon les objectifs visés. 
Des processus de veille simples peuvent être mis en place rapidement dans une optique de veille d'information, de veille concurrentielle et de benchmark mais également pour connaître ce que vos clients pensent de votre marque et obtenir de précieux retours utilisateurs.

Le processus de veille


1. Définition des axes de veille
2. Identification des sources d'information
3. Collecte et sélection des informations
4. Analyse et organisation
5. Synthèse et mise en perspective
6. Publication et diffusion
7. Évaluation et amélioration continue


1. Définition des axes de veille

Etape cruciale doit permettre de définir les objectifs et l'ambition de votre démarche de veille. 
Il existe de nombreuses finalités à la veille : veille stratégique, technologique, scientifique, sectorielle, environnementale, juridique, réglementaire, institutionnelle, sociale.
Il est donc crucial de délimiter le périmètre de votre veille et de définir un ensemble de mots-clés relatifs au champs de votre recherche.

Les outils offerts par le Web 2.0 permettent de capter de nombreuses informations accessible à tous ("l'information blanche" par opposition à "l'information grise" plus difficile d'accès mais nécessitant des moyens techniques plus importants et "l'information noire" qui relève de l'espionnage industriel).

- Veille concurrentielle : Dans le cas d'une veille concurrentielle dont l'objectif est d'identifier des concurrents en devenir sur une technologie ou un secteur particulier, votre stratégie de veille sera plus certainement orientée vers des mots-clés relatifs à votre marché et à votre métier avec l'objectif de sentir les tendances, anticiper les évolutions et repérer de nouveaux acteurs. Au contraire, si votre objectif est de surveiller les mouvements stratégiques d'un nombre limité de concurrents déjà identifiés, il s'agira alors de mettre en place les outils nécessaires pour capter, synthétiser et capitaliser l'information sur ces entreprise.

- Veille innovation : La veille peut être un formidable moteur d'innovation lorsqu'il permet de faire remonter les besoins utilisateurs quant à vos produits et d'analyser méthodiquement les innovations, fonctionnalités, avantages concurrentiels présents dans les produits de vos concurrents pour une éventuelle intégration.


- Veille commerciale : L'objectif de votre organisation peut être de comprendre les bonnes pratiques, méthodes, marchés et structures de clientèles de vos concurrents.


- Veille d'opinion ou e-réputation : Il faut 10 ans pour créer une marque et 24 heures pour la détruire. Avec le développement des outils de publication et des espaces de conversation sur Internet, les entreprises sont de plus en plus soumises aux avis positifs ou négatifs de leurs clients. La gestion de la réputation de l'entreprise (ou même d'une personne) en ligne est un facteur qui ne peut plus être laissé au seul fait du hasard. Il convient désormais de gérer l'interaction entre marque et consommateur afin d'anticiper les crises mais aussi de trouver les réponses adéquates en amont. Une veille bien structurée doit permettre de savoir ce que disent vos client sur votre marque et d'améliorer votre capacité d'intervention sur les réseaux sociaux, forums, blogs, annuaires...

2. Identification des sources d'information

Après avoir définir la typologie des informations et contenus recherchés
- recherchez-vous des textes (rapports, analyses, articles, posts, conversations...) ? 
des médias (images, graphiques, vidéos, sons, diaporamas) ? 
Des chiffres (statistiques...) ? 
- l'étape suivante consiste à sélectionner les sources qui seront utilisées pour réaliser votre veille.

Si les sources sont bien définies (ex : suivre l'actualité des acteurs institutionnels dans le domaine de l'innovation), il vous suffira de lister l'ensemble des sites Web ciblés puis d'automatiser les tâches de surveillance. 
Pour rechercher des sources, vous pouvez utiliser Google Actualités pour les publications en ligne et taper des mots-clé correspondant à votre domaine de recherche pour identifier ces sources d'information. Vous pourrez par la suite améliorer votre liste de sources d'information.

Bien souvent cependant, cette simple surveillance n'est pas suffisante dans la mesure où l'information recherchée n'est généralement pas restreinte à un site Web en particulier. De nombreux outils peuvent alors permettre la collecte des informations par l'équipe de veille.

3. Collecte et sélection des informations

1. Moteurs de recherche : Google, Bing, Yahoo, Exalead: Les moteurs de recherche sont votre première source d'information. Affinez vos recherches grâce aux techniques de requêtes sur Google :

- Exclusion de mots : Pour exclure un mot de votre recherche, placez le signe moins ( - ) immédiatement devant ce mot. (Le signe moins doit être précédé d'un espace.)


- Recherche d'expression : Pour rechercher une expression (par exemple, « consultant webmarketing »), utilisez des guillemets. Lorsque vous placez plusieurs mots entre guillemets (par exemple, "agence de conseil en webmarketing"), Google les considère comme une seule chaîne de caractères et recherche uniquement les documents qui contiennent ces mots dans la même séquence.


- Certains caractères sont reconnus par Google comme connecteurs d'expression : tiret ( - ), barre oblique standard ( / ), point ( . ), signe égal ( = ).


- Opérateurs de ciblage : Certaines chaînes de caractères, ou « opérateurs », modifient le comportement de Google. Par exemple, l'opérateur « site: » (sans les guillemets) limite la recherche à un site ou à un domaine spécifique (ex: site:youtube.com si vous recherchez un contenu qui ne soit pas présent sur Youtube).



2. Meta-moteurs : Les meta-moteurs (exemple : Yippy ou Seek) sont des logiciels puisant leurs informations à travers plusieurs moteurs de recherche pour offrir des résultats croisés pouvant s'avérer utile pour disposer d'une vue complète des résultats des moteurs de recherche (dans le cas d'une recherche de concurrents par exemple)

3. Moteurs de recherche d'actualités : Google Actualités, Yahoo Actualités, Bing Actualités indexent les articles de l'ensemble de la presse française et internationale. Il s'agit donc d'une source importante lors de votre collecte d'information.

4. Moteurs de recherche de blogs : Google Blog Search, Technorati, Blogpulse vous permettent de recherche des informations publiées sur la blogosphère.

5. Moteurs de recherche temps réel : Google Real Time, Twitter Search, Facebook Search (ou OpenBook pour requêter dans l'ensemble des statuts publics publiés par les utilisateurs de Facebook. Essayez également Hype Alerts pour être prévenu par email dès qu'un mot-clé est publié dans un statut Facebook) ou encore Social Mention et Backtype Alert permettent par exemple de connaître l'avis des internautes sur votre marque, vos produit, des concurrents ou pour un mot-clé particulier sur les services de micro-blogging et les réseaux sociaux.

6. Recherche de conversations et discussions : Google Discussions permet de requêter directement et uniquement dans les forums ce qui peut être un gain de temps considérable pour répondre aux questions ou aux critiques en faisant preuve de réactivité et de sens de l'écoute. Un utilisateur déçu par votre produit mais pour lequel vous aurez passé du temps à satisfaire son besoin et à résoudre son problème sera enclin à devenir par la suite un soutien de votre marque ("brand advocate").

7. Recherche de documents : La recherche avancée de Google permet d'affiner encore vos recherches afin de requêter uniquement dans des types de documents : pdf, word, excel, powerpoint... Par ailleurs, Google Livres vous permet de requêter parmi des millions d'ouvrages numérisés dans le monde. Slideshare est une plateforme intéressante lorsque vous recherchez des diaporamas, de même que Scribd lorsque vous recherchez des documents Pdf et enfin Flickr pour les images.

8. Moteur de recherche d'images : Google Images, Yahoo Images et Bing Images proposent un service dédié à la recherche d'images sur Internet.

9. Moteurs de recherche de vidéos : Google Vidéos, Yahoo Vidéos, Bing Vidéos proposent un service dédié à la recherche d'images sur Internet. Vous pouvez également requêter directement dans les principales plateformes vidéos pour réaliser votre veille vidéo : Youtube, DailyMotion, Vimeo, Viddler, Veoh, Metacafe.


10. Moteurs de personnes : Les réseaux sociaux professionnels tels que Viadeo et Linkedin sont des sources d'information importantes pour recueillir des informations sur des personnes ou sur les projets en cours au sein d'entreprises concurrentes. La recherche sur les personnes peut amener à utiliser des méta-moteur tels que 123 People, Whostalking afin de surveiller par exemple les publications liées à un individu sur Internet.

L'enjeu de la veille est d'être en capacité d'automatiser la collecte d'information et de canaliser ces informations vers un nombre réduit d'outils :

- Une solution est celle des alertes emails : Google Actualités propose par exemple de chercher toutes les actualités contenant un mot-clé ou une expression particuliers, d'afficher les nouveaux articles publiés sur votre homepage, de créer un fil RSS à partir de cette requête et d'être averti par email dès qu'un nouvel article est indexé dans le moteur. Backtype Alert permet également de recevoir une notification quotidienne, hebdomadaire ou mensuelle par email faisant état de tous les réseaux sociaux et sites de partage ayant mentionné un terme recherché (ex : "Google" ou "Marketing").
- Une seconde solution est celle des fils RSS (Really Simple Syndication) lesquels permettent la syndication de contenus sur Internet. En clair, lorsque vous avez repéré une source d'information, vous pourrez collecter automatiquement chaque nouvel article et l'exporter sur votre site, votre blog ou encore un lecteur RSS. Cette fonctionnalité permet de centraliser des sources différentes en un même point pour ensuite les traiter sans avoir à consulter chacune des sources tous les jours. Des services comme Ponyfish ou Feedity permettent de générer un fil RSS à partir de sites qui en sont dépourvus. Google Reader propose désormais une fonctionnalité permettant de détecter lorsqu'une page n'a pas de fil RSS et offre la possibilité de créer un flux personnalisé pour être notifié des changements qui interviennent sur ces pages.
- Dans le cas d'une veille devant aboutir à la création de listes (ex : listes de concurrents, liste d'outils sur Internet,...), les outils de "bookmarking" (ou mise en favori) tels que Diigo, Delicious ou Mister Wong peuvent être pertinents car ils permettent de capitaliser l'information et de catégoriser vos listes de favoris. Pearltrees propose quant à lui une représentation graphique inspirée des outils de Mind Mapping.
- Enfin, le recours à des alertes de modifications de pages tel que Change Detection peut être un moyen d'être prévenu lorsqu'un concurrent disposant d'un site statique met en ligne une nouvelle homepage exemple.

Le Graal consiste à concentrer tous les flux d'information dans un même format (alertes email ou RSS) afin d'être en capacité de les traiter. XFruits est un outil très utile pour cette tâche en permettant de :
- Agréger plusieurs fils RSS
- Envoyer un fil RSS vers votre email
- Transformer des emails en flux RSS
- Publier votre fil RSS sous forme de pages web ou mobiles
- Envoyer votre fil RSS vers un blog
- Publier des fils RSS sous forme de Pdf


4. Analyse et organisation

Vos fils RSS sont désormais prêts à être traités par votre équipe de veille. Google Reader (à tester également Bloglines) permet d'organiser et de consulter vos flux d'articles à mesure qu'ils sont publiés sur leurs sites d'origine. Vous pouvez alors les annoter, activer un suivi sur les articles devant être consultés plus tard, sélectionner les articles intéressants, les classer en leur attribuant un tag ou mot-clé puis enfin les partager. 

La fonctionnalité de "Partage" génère à son tour (de même que les listes de flux que vous créez) un fil RSS composé uniquement des articles que vous avez sélectionné. C'est toute la force des fils RSS qui permettent d'échanger, mélanger, de filtrer puis de republier sans difficulté les contenus. Rien ne vous empêche effectivement d'utiliser votre flux composé d'articles triés sur le volet pour générer une alerte envoyée directement dans votre boîte mail avec XFruits ou encore de publier votre fil sur votre blog. En cas de doublons dans vos listes d'articles RSS, vous pouvez utiliser Feed Informer.

5. Synthèse et mise en perspective

Vous êtes désormais en possession d'informations qu'il s'agit de synthétiser et capitaliser.
Dans le cas d'une veille concurrentielle, les informations collectées et filtrées doivent faire l'objet d'une analyse et d'un retraitement afin d'être utilisables. L'objectif n'est pas de réaliser une revue de presse mais bien de rassembler des informations pour adapter sa stratégie à la concurrence. Le travail de synthèse peut passer par la mise en forme des résultats dans des tableaux ou par la rédaction de rapports. Ces connaissances permettront à l'équipe et au dirigeant d'évaluer les risques et opportunités, de définir éventuellement une feuille de route ou de prendre une décision en ce qui concerne l'amélioration d'un produit. Une veille structurée peut être un véritable moteur d'innovation au sein de la société.


Dans le cas d'un benchmark des produits de vos concurrents, le résultat de la veille peut être capitalisé dans un tableau listant les acteurs de votre marché couplé à un inventaire de leurs produits et avantages / défauts respectifs. Cette liste pourra être mise à jour régulièrement en fonction de l'arrivée de nouveaux produits, services ou concurrents. On peut également imaginer d'accoler à cette liste les retours utilisateurs et les avis de leurs clients respectifs pour tenter d'apprendre de leurs propres erreurs ou encore d'établir un profil précis des forces et faiblesses des principaux concurrents.

6. Publication et diffusion

La diffusion et la promotion du produit de la veille est largement facilité par les outils du Web 2.0.
En effet, votre fil RSS, fruit d'un long travail de collecte, de filtrage et de catégorisation, peut désormais :
1. Etre converti en notification email grâce à XFruits pour partager avec votre équipe le flux d'information.
2. Etre envoyé par mail à des abonnés grâce au service de newsletters automatiques Feedburner
3. Etre publié sur un blog dédié avec Blogger, Tumblr ou Wordpress4. Etre disséminé sur les réseaux sociaux après publication grâce aux boutons de partage Facebook, Tweetmeme, Digg ou Google Buzz
5. Etre converti en Pdf avec XFruits ou RSS2Pdf
6. Etre converti en Journal de manière automatisée avec FeedJournal
7. Etre republié automatiquement sur votre compte Twitter et votre fanpage Facebook
8. Etre inséré dans un widget avec Widget Box


7. Evaluation et amélioration continue

Faites le point sur ce qui a marché ou n'a pas marché à chacune de étapes 
(Trop / Pas assez de sources ? 
Nombre d'informations trop important à gérer ? 
Quels outils mettre en place pour éviter la surcharge d'information ?...) 
et... recommencez.


Source : Web-marketing-conseils.fr

mercredi 2 janvier 2013

Comment devenir leader ?

 

Apportez de la valeur

Ce n’est pas en brassant du vent que vous gagnerez en notoriété mais en apportant de la valeur à votre communauté. Aidez votre communauté, instruisez la, inspirez la… Si vous voulez devenir leader, ayez avant tout quelque chose à apporter.

Soignez votre communication

La communication vous permet de faire passer et faire accepter vos messages. C’est avec elle que vous faites exister vos actions, vos pensées… aux yeux de votre communauté. Relisez cet article pour réussir vos communications…

Assumez votre rôle

Etre leader implique de grandes responsabilités,  ceux qui vous suivent attendent de vous que vous assumiez ce rôle jusqu’au bout. Soyez donc prêt à assumer vos responsabilités.

Procédez étapes par étape

Plus vous devenez un leader respecté, plus vous avez de pouvoir et plus vous avez des responsabilités. Soyez préparé et ne brulez pas les étapes.

Faites de la critique une force

Faites la différence entre les bonnes et les mauvaises critiques. Rappelez-vous des règles sur la critique afin de savoir quoi en faire. Ne vous laissez pas avoir par les critiques générales non fondées et par les amis qui vous critiquent “pour votre bien”.

Ne vous fiez pas aux apparences

Tout le monde ne s’exprime pas de la même façon. On peut croire facilement que quelqu’un pense comme nous alors que ce n’est pas le cas. Méfiez-vous des apparences. C’est indispensable pour tisser de vraies relations. Rappelez-vous des bases pour nouer des liens.

Acceptez les divergences

On ne peut être 100% d’accord avec tout le monde, de même que certains peuvent ne pas partager votre expérience. Sachez critiquer de façon délicate et surtout sachez convaincre pour imposer votre point de vue.

Acceptez d’avoir des ennemis

Si vous ne supportez pas d’avoir des ennemis alors oubliez votre ambition. On ne réussit pas sans se faire des ennemis. On peut s’en faire de nombreux ou peu. Cela dépend directement de la manière de s’y prendre pour devenir un leader.

Votre leadership ne tient qu’à un fil…

Il faut des années pour se construire une bonne réputation et quelques jours pour la détruire. À mesure que votre notoriété grandit, gardez toujours cela en tête.

Gardez le rythme !

N’oubliez pas non plus que vous devez à jamais rester fidèle à la dynamique qui vous a propulsé au sommet, car c’est à cette dynamique que des gens se sont associés.

Source : Pro-influence.com 

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mercredi 26 décembre 2012

Les réseaux sociaux servent les constructeurs auto tout au long du parcours d'achat

L'utilisation des réseaux sociaux par les constructeurs auto
 
Les fabricants et distributeurs ont tout intérêt à investir les sites sociaux à la fois pour sensibiliser, attirer, connaître, mais aussi fidéliser les consommateurs potentiels.
Les réseaux sociaux favorisent le bouche à oreille, la visibilité et l'interaction, tout au long du processus d’achat. Cela, notamment dans le secteur automobile, sur lequel s'est penché Syncapse, dans un livre blanc. 

Reste à savoir comment bien les utiliser pour ne pas ensevelir les internautes d'informations, et pour utiliser les bons leviers au bon moment. En effet,  rappelle le rapport, le processus d’achat ne commence et ne s’arrête pas à la vente d’un véhicule. Il est donc important, pour les différents constructeurs, d’utiliser les réseaux sociaux à bon escient, en amont de la décision d’achat. 

Selon les analystes, 6 étapes sont à prendre en compte. La présence sur les plateformes  sociales permet en premier lieu d’introduire le nom d’une marque automobile  auprès du consommateur. En effet, de par leurs contenus, les réseaux sociaux s’ajoutent aux canaux traditionnels, et permettent ainsi de cibler une population plus large.

Des contenus précis et adaptés
En permettant la collecte de nombreuses données, ils deviennent également de très bons outils pour identifier et cibler plus largement les possibles motivations de l’achat d’un véhicule, par le biais de nombreuses campagnes publicitaires ciblées sur ces plateformes, telles qu’une promotion professionnelle, ou le changement de statut familial. Ces contenus doivent ainsi mettre en relief le fait que la marque répond et s’adapte aux différentes situations des consommateurs ; un aspect positif très largement diffusable sur les réseaux sociaux. 

Le livre blanc met également un aspect important du processus: pour le consommateur, près de 60% du temps d’achat du véhicule se ferait en ligne. Un temps consacré à la recherche d’informations précises, notamment pour comparer les modèles et les prix des véhicules sur des sites telles que des blogs et des forums. Aussi, pour générer du trafic sur leurs pages officielles, le livre recommande aux constructeurs automobiles de créer des contenus en ligne, ainsi que des applications, capables de les renseigner efficacement avant la phase de test d’un véhicule, dernière étape avant l’achat.

L’entretien d’une relation privilégiée
Evidemment, post achat, le rapport rappelle que les réseaux sociaux facilitent le fait de rester en relation étroite avec les marques, d'où l'importance de créer des communautés, basées sur des événements ponctuels, jeux, concours... En créant de vastes communautés sur les réseaux sociaux, les constructeurs dégagent ainsi des expériences positives pour les consommateurs. 

A noter que les personnes qui se rendent sur les réseaux sociaux, et que les marques automobiles peuvent cibler, sont évidemment en grande partie issues de la génération Y : 75% des digital natives sont en effet présents sur de nombreux réseaux. Mais ils sont loin d'être les seuls : la génération X et celle des "boomers" sont présentes à respectivement 50% et 20%.

Source : L'Atelier

La réputation en ligne encore trop négligée par les entreprises B2B


Réputation online
 

Les compagnies qui s'adressent au secteur professionnel ne prêtent souvent pas la même attention à ce qui se dit sur elles sur les médias sociaux que leurs pairs dont la cible est grand public. 

La réputation en ligne de son entreprise ne ferait pas encore partie des enjeux sur lesquels les dirigeants et les cadres se prononcent lors des comités de décision. 

Selon Zeno Group, une agence de relations publiques, plus d'un tiers des cadres interrogés ont annoncé que leur PDG ne se souciait pas ou peu de la réputation de sa société sur les médias sociaux. 

Et si la plupart de celles interrogées ont tout de même dit qu'elles prendraient des mesures en cas de crise à gérer sur ces canaux, au moins 10% des individus ayant répondu restent convaincus que leur compagnie ne mènerait aucune action particulière ou ne tenterait de répondre aux personnes ayant soulevé le débat ou le conflit

Fait intéressant : cette attention à sa e-réputation varie selon que l'entreprise s'adresse plutôt à une cible professionnelle (B2B) ou grand public (B2C).

Les entreprises B2C plus sensibilisées

Cette dernière catégorie étant beaucoup plus attentive que la première. 70% des responsables de sociétés B2C annoncent ainsi inclure ce volet à leurs prises de décision, quand seulement 57% des responsables de compagnies B2B annoncent le faire. Résultat : les entreprises grand public sont du coup mieux préparées à répondre lors d'une crise. Pour les chiffres, plus de six répondants sur dix estiment que leur entreprise serait capable de répondre efficacement en 24 heures, quand leurs pairs du secteur B2B sont seulement 45% à en être convaincus. L'attitude à adopter sur les médias sociaux semble également varier selon la taille des entreprises.

Plus la société est grande, plus elle fait attention

Les cadres des entreprises de plus de 10.000 employés sont plus susceptibles (71%) de dire que leur PDG considère toujours ou parfois le défi de l’e-réputation par rapport à ceux dans les entreprises de moins de 10.000 employés (55%).  De même, selon le chiffre d'affaires de l'entreprise, les grandes sociétés sont aussi plus susceptibles de répondre rapidement à un dommage en ligne. La majorité des entités (63%) ayant des revenus de + de 10 milliards de dollars disent qu'ils pouvaient réagir dans les 24 heures, contrairement à 42% des entreprises ayant moins de 5 milliards de chiffre d'affaires. L'étude, réalisée en ligne, a été menée auprès de 300 personnes, PDG, présidents, vice-présidents, chairmen et cadres supérieurs dans des entreprises dont le chiffre d'affaires dépasse le milliard de dollars annuel.

Source : L'Atelier

samedi 22 décembre 2012

La banque et l'assurance en quête de fidélisation


La banque et l'assurance doivent réviser leurs stratégies de fidélisation et de relation client. Selon l'étude Xerfi-Precepta et QualiQuanti, ces deux secteurs se reposent trop souvent sur leurs acquis.

Pour des marques dites "faibles et froides" comme les entreprises de la banque et de l'assurance, la fidélisation et de la relation client restent difficiles à mettre en oeuvre. Dans l'étude de Xerfi-Precepta, spécialiste de l'analyse concurrentielle et stratégique, et de QualiQuanti, spécialiste de l'analyse client, la banque et l'assurance arrivent respectivement en 4ème et 10ème positions dans la liste des secteurs dans lesquels l'attention portée au client est la plus importante.

Sur une note de 1 à 10, indiquez votre niveau de fidélité à votre banque / votre compagnie d'assurance principale, (de 1 pas du tout fidèle à 10 très fidèle)
Source Xerfi-Precepta / QualiQuanti, base totale répondants
Par ailleurs, trois quarts des clients se disent "fidèles" à leur banque contre deux tiers dans l'univers de l'assurance. Pour autant, ces chiffres doivent être relativisés : contrairement à l'assurance, où le renouvellement des contrats réaffirment l'engagement du client, la fidélité à une banque se fait souvent par défaut. 

Toujours selon l'étude, les entreprises de ces secteurs confondent souvent fidélisation et programmes de fidélité. Des programmes, qui très souvent, n'attirent pas l'attention des clients : ils arrivent en troisième position des leviers de fidélisation. A travers la dimension de récompense (cumul de points, réductions, cadeaux, etc.), les marques banalisent la fidélité et oublient l'implication du client. Pour y remédier, Xerfi-Precepta et Quali-Quanti conseillent de miser sur plusieurs leviers : instaurer la confiance, miser sur le rôle des conseillers, réorganiser les agences, favoriser le crowdsourcing, etc.

Ancrage de la fidélité par niveau de fidélité déclarée
Source Xerfi-Precepta / QualiQuanti

Méthodologie :
Xerfi-Precepta et QualiQuanti ont mené deux enquêtes terrain approfondies du 29 août au 15 septembre 2012.
L'enquête QualiQuanti online "Usage et bilan de satisfaction" a été menée sur un échantillon de 990 répondants valides représentatifs internautes France de 18 ans et plus, issus d'une extraction de Testconso.fr, access panel propriétaire de QualiQuanti riche de plus de 500 000 panélistes. Le questionnaire de l’enquête était composé de 81 questions dont 19 ouvertes et avait une durée moyenne de 24 minutes.

Par Claire Morel, 04/12/2012

Faire du community management sans contenu ?


© Le Chat – Philippe Geluck

Le community management est un terme à la mode depuis maintenant quelques années.
Il s’agit d’un profil de poste stratégique sur internet à présent, les offres se multiplient et les candidats aussi.
Mais pour autant, les bonnes pratiques se répandent-elles auprès des annonceurs et des agences ?

Pour rappel, la particularité de la fonction de community manager est de pouvoir avoir pas mal de cordes à son arc et une certaine connaissance de sa communauté.

En ce qui concerne la connaissance de sa communauté, la meilleure stratégie reste encore d’impliquer une personne qui soit déjà expert dans le secteur voulu (embaucher une blogueuse mode pour une marque de prêt-à-porter par exemple) ou d’ouvrir le poste à un employer déjà salarié et impliqué dans votre société, logiquement il devrait mieux vous représenter que n’importe quel intervenant extérieur.
Malheureusement, ce poste est encore trop souvent proposé à des stagiaires.

Ce qui prouve plusieurs choses :
- Ce poste n’est pas encore pris au sérieux par tous les annonceurs
- On oublie qu’il s’agit d’une mission qui doit s’inscrire dans une stratégie long terme
- On valorise encore mal la présence sur les réseaux sociaux

Un community manager doit pouvoir maîtriser un maximum d’outils marketing afin de mener au mieux sa mission !
Il doit être en mesure de promouvoir vos espaces en dehors des réseaux sociaux, d’animer vos espaces et de créer des contenus originaux.

Pour cela, il doit pouvoir écrire des articles, des communiqués de presse, concevoir un mailing, concevoir des visuels adaptés, imaginez des opérations spéciales, prendre des photos, réaliser des vidéos etc

Faire du community management sans produire du contenu propre à votre marque, c’est juste inutile !

Tout l’intérêt des réseaux sociaux c’est de développer une proximité avec sa cible en rendant votre marque vivante.
Vous devez y raconter une histoire (storytelling), vous devez y apporter des offres exclusives, vous devez y donner la parole à vos clients …

Bref, vous devez y faire tout ce que vous ne pouvez pas faire sur votre site de marque.
Bien entendu, c’est toujours plus facile à dire qu’à faire et on fait souvent face à des contraintes budgétaires.
 
La solution dans ce cas, c’est de s’appuyer sur du contenu non propriétaire et de créer de l’interactivité autour de cela.

Bref, faire du community management, ça ne s’invente pas et il faut prendre en compte qu’il ne doit en aucun cas être envisagé sans stratégie de création de contenu, ce serait un peu comme proposé à un comédien de monter tous les jours sur scène sans aucun texte, en le laissant en impro totale...

Source : David Couturier