mardi 11 septembre 2012

Les réseaux sociaux, levier de la performance des entreprises françaises

 
Avec l’avènement du web dit "social", Internet a plus évolué depuis 5 ans que pendant les 15 années précédentes. Le web 2.0 constitue une révolution des usages et des potentialités. Les particuliers l’ont compris : 77 % des internautes français utilisent quotidiennement, en moyenne, 2,8 réseaux sociaux (1).

Pourtant, l’entreprise, en particulier la PME, semble hermétique à cette révolution. Une étude récente nous apprend que seulement 14 % des sociétés de moins de 50 salariés (plus de 95 % des entreprises françaises) sont présentes sur les réseaux sociaux (2). Ceci alors que la moitié des PME françaises n’ont toujours pas de site internet (3). Si l’on met en regard de ces chiffres le fait que 73 % du web français n’est jamais mis à jour (4), on peine à comprendre que les PME tardent à utiliser les réseaux sociaux, grâce auxquels il n’a jamais été aussi simple et rapide de publier une information.

En période de crise économique, la visibilité sur internet et la capacité d’y trouver de nouveaux relais pour faire des affaires devient un enjeu crucial de compétitivité. Il devient impensable dans ce contexte que les entreprises ne prennent pas le virage du web social. À condition bien sûr d’utiliser les bons outils. Une enseigne ou une grande marque trouvera un intérêt à utiliser Facebook ou Google+ pour fidéliser ses consommateurs et agréger des communautés. En revanche, ces outils sont inadaptés pour les PME en recherche d’outils B2B : ils n’y recruteront pas de nouveaux clients. LinkedIn ou Viadéo sont utiles aux entreprises en recherche de bons profils à recruter. Mais c’est un outil qui présente un risque de débauchage de leurs collaborateurs.

À côté de ces acteurs "historiques" se développent depuis peu des innovations sociales sur le web qui sont autant d’opportunités pour les entreprises, les associations, les professions libérales de développer leur activité et leurs réseaux. L’écosystème de ces professionnels (besoin de confidentialité et de sécurité), ainsi que leurs besoins propres (stockage et partage de fichiers, outils collaboratifs de communication interne et de suivi de projets) y sont de plus en plus souvent pris en compte. Pour toutes ces organisations, ces innovations révolutionneront demain leur façon d’interagir les unes avec les autres, et seront un indispensable levier de leur compétitivité, pour trois raisons principales.

1) Amélioration de la productivité
Une étude publiée par McKinsey le 26 juillet réalisée auprès de 4 261 entreprises montre que la transposition au sein des entreprises de réseaux sociaux sur le modèle de Facebook, à la fois en interne et vers leurs clients, permettrait d'accroître leur productivité de 20 à 25 %. Les activités de marketing, de développement de produit, de vente, et le SAV en bénéficieraient particulièrement, grâce à l’amélioration des processus collaboratifs au sein des entreprises et entre les entreprises partenaires.
Lorsque le monde des affaires sera interconnecté, c’est par les réseaux sociaux B2B que se feront les mises en concurrence sur les appels d’offres. C’est aussi via les réseaux sociaux que les acteurs économiques feront connaître de façon ciblée leurs nouveaux produits et services, en remplacement d’emailings devenus obsolètes et inefficaces. C’est enfin sur les réseaux sociaux que se mettront en place les plateformes d’achat groupé permettant des économies substantielles.

2) Accélération de la dématérialisation
Les réseaux sociaux sont un outil extraordinaire pour dématérialiser son activité professionnelle dès lors que la confidentialité et la sécurité sont respectées. Aujourd’hui, l’expert-comptable peut partager via des plateformes collaboratives dédiées fiches de paie et bilans, ou l’agence de communication ses fichiers d’exécution avec son imprimeur. Deux intérêts principaux pour l’entreprise : il n’y a plus de limite de poids des fichiers, et le contrôle sur l’accès aux fichiers est absolu.

Les solutions de stockage de documents en ligne (un des enjeux du "Cloud") ne sauront se passer des réseaux sociaux, car le stockage des données ne peut plus être envisagé sans la question de leur partage. Quoi de mieux pour faciliter ce partage qu’une plateforme collaborative sécurisée ? Une évidence pour les entreprises alors que les plus principaux réseaux sociaux pour les particuliers ne permettent toujours pas le partage de documents.
Bientôt, ce sont les devis et les factures qui seront dématérialisés, les réseaux sociaux permettant de les générer automatiquement depuis les appels d’offres. Ensuite, ce seront les paiements qui se feront sur ces plateformes, permettant le paiement instantané et le suivi des relations clients/fournisseurs en temps réel.

3) Développement de la visibilité sur le web
Si l’on choisit les bons outils, les réseaux sociaux sont une solution simple et peu coûteuse pour maximiser son référencement sur internet. Le poids de l’ensemble des utilisateurs d’un réseau social profite en effet à chacun des membres de ce réseau. Un profil d’entreprise sur un réseau social est ainsi souvent plus payant en termes de référencement que son propre site internet !
Un réseau social professionnel présente aussi des avantages considérables par rapport aux annuaires professionnels de référence : il est dynamique, c’est à dire mis à jour en temps réel par l’utilisateur. Par ailleurs, il est presque toujours gratuit. Surtout, les réseaux sociaux professionnels sont désormais à considérer comme des annuaires qualifiés pour chaque utilisateur qui construit petit à petit son carnet d’adresses personnel à partir de la base de données du réseau social, son réseau devenant une source qualifiée de prospection.

Convaincre les chefs d’entreprise que l’utilisation raisonnée et pensée des réseaux sociaux sera bientôt indispensable à leur développement, et même à leur survie, est un enjeu qui doit être soutenu par les pouvoirs publics. Le gouvernement français, en rassemblant PME, innovation et numérique dans un même ministère a montré une acuité certaine sur le sujet. Il convient maintenant d’aller plus loin et de soutenir l’innovation pour permettre de développer des solutions d’avenir qui permettront – enfin – aux entreprises françaises de profiter de ces nouveaux leviers de compétitivité.

(1) Mediaventilo, "40 chiffres clés Social Media pour 2012", 5 mars 2012
(2) Enquête Opinion Way pour la CGPME auprès des entreprises de moins de 50 salariés (janvier 2012)
(3) Enquête nationale de l’ADEN (26 janvier 2012)
(4) Enquête Email-Brokers (novembre 2011
Jean-Samuel Kriegk

La gestion d’une mauvaise presse sur Internet


Comment faire lorsque l'on est confronté à une mauvais presse sur Internet  autrement dit comment faire pour gérer des commentaires négatifs sur Internet ?

Cette question a forcément été posée à tous ceux qui s’occupent de Community Management à un moment ou à un autre.


Voici donc une petite stratégie pour venir à bout d’un commentaire néfaste, qu’il vienne d’un utilisateur mécontent, d’un client insatisfait, ou simplement d’un anonyme qui ait du temps à perdre :
  • Réaliser une plateforme officielle de présentation de l’entreprise (blog, site, selon les besoins et le budget)
  • Réaliser des présentations des travaux de l’entreprise, media à l’appui
  • Ne pas ouvrir tout de suite les commentaires
  • S’inscrire sur une majorité des réseaux importants de présentation d’entreprises, avec un lien vers la plateforme
  • Suivant la motivation de l’entreprise, une page Facebook et un compte Twitter peuvent également être envisagés, mais supposent un suivi chronophage par la suite pour être crédibles.
  • Contacter ses clients réguliers pour obtenir un verbatim et/ou un lien vers leur page web
  • Si, comme décrit, le terrain est en friche au niveau de Google, quelques semaines devraient suffire pour faire monter la plateforme officielle en première page
  • Ouvrir les commentaires sur les présentations
  • Inciter les clients réguliers à suivre l’entreprise sur les grands réseaux et/ou à participer à la création de la campagne suivante directement sur la plateforme
  • Attendre que le facheux montre le bout de son nez, ce qu’il ne manquera pas de faire …
  • Engager un dialogue avec lui. Si ses arguments sont valables, lui répondre ouvertement, s’il ne s’agit que de troll comme sur son blog, démonter sa crédibilité par l’humour ou le factuel.
  • Attendre sa réaction sur son blog, forcément sur le mode « pas content » … En effet, l’entreprise aura sûrement selon lui réalisé des faux, ou des témoignages qui n’en sont pas. Lorsque l’on a affaire à un vrai troll, les arguments et le factuel ne fonctionnent hélas pas souvent.
  • Faire un article sur sa page officielle en présentant la situation « Nous avons engagé le dialogue avec telle personne suite à son article de telle date (sans lien), il nous a répondu méchamment sur notre propre site (avec un lien) … Voici pourquoi vous devez avoir une plateforme web ouverte et maitriser votre communication web, d’ailleurs, on peut le faire pour vous ! »
Voici une stratégie qui fonctionnera dans une majorité de cas. 
Evidemment, comme tous les sujets communautaires, celle-ci peut varier suivant les cas. Mais globalement, le processus sera souvent le même.

Source : Alteractions.net

jeudi 6 septembre 2012

Suivre les influenceurs, quel intérêt pour les entreprises ?


De nombreux secteurs d'activités et différents services internes aux entreprises ont intérêt à identifier, suivre, et analyser le comportement des influenceurs sur internet. Comme l'illustre notre tentative de typologie plus haut, tout dépend de l'objectif de veille de l'entreprise.

Les secteurs où les influenceurs sont les plus actifs : les produits hi-tech et multimédias, la mode et les produits de beauté, les services (tourisme, voyage, restauration), etc.

Le suivi des influenceurs peut être motivé par plusieurs raisons :

- Production de contenus et référencement : identifier les "sentinelles" et blogueurs très bien informés permet de publier des contenus plus rapidement et d'être à son tour identifié comme une source potentiellement influente (ex : intéressant pour un blog d'entreprise).
 
- Marketing et communication : suivre des créateurs de tendances permet d'anticiper les évolutions possibles des attentes focalisées sur un produit/un service et de gagner en réactivité.

- Relation clients / E-réputation : les influenceurs, en tant que représentants de leur communauté, peuvent cristalliser le sentiment "général" des consommateurs sur une marque, et permettent de gagner du temps sur la mise en place d'une stratégie clients adaptée (notamment sur la remédiation de problèmes).

Mise en place de ce suivi : comment identifier les influenceurs ?

Une approche quantitative et qualitative : C'est en évaluant la taille et l'activité de l'audience d'un blogueur que l'on va déterminer sa crédibilité et sa capacité de diffusion... En d'autres termes, si celui-ci mérite son "statut" d'influenceur.

Pour le savoir, il faut effectuer quelques recherches, entre autres sur :
- Son impact sur les réseaux sociaux comme Twitter et Facebook : il est essentiel de savoir dans quelles proportions ses contenus sont repris sur les réseaux sociaux, devenus de vrais moteurs d'influence. Sur Twitter : il faut déterminer le taux de "retweets" ou backtweets (indice de crédibilité). Sur Facebook, il faut surveiller la popularité des contenus et commentaires qu'il partage (ex : boutons "I like", nombre de fans, etc.)
- Le nombre de liens qui pointent vers le contenu publié par "l'influenceur" (ex : de blog à blog).

- Le nombre de commentaires sur son blog et les statistiques des boutons de partages.

- Son identité numérique (via le pseudo ou le nom) : pour savoir ce que les internautes pensent de lui.

- La fréquence de mise à jour de ses contenus

- Sa zone d'influence sur le web francophone

- Le cas échant, le nombre de recommandations sur LinkedIn.

Identifier les influenceurs sur le web ?

L'influenceur utilise différents espaces d'expression sur le web (ex : blogs, réseaux sociaux, forums de discussions) pour diffuser des contenus capables de modifier le comportement d'une communauté de lecteurs ou de "suiveurs". Ces publications peuvent avoir un impact plus ou moins direct, et à différents niveaux, pour les marques et les entreprises représentées sur internet. Cette force d'impact est liée à la fois au potentiel d'influence de l'influenceur (son audience) et à sa catégorie d'appartenance.

En effet, il est possible d’identifier plusieurs « types » d’influenceurs :
 
Les "sentinelles" : très réactifs, ces influenceurs écument le web à la recherche de nouveautés, actualités et rumeurs liés à leur domaine d'intérêt. Leur capacité de diffusion et de mise à jour des contenus est généralement très élevé (plusieurs articles par jours, bonne maîtrise des réseaux sociaux).

Les créateurs de tendance : bénéficiant déjà d'une certaine notoriété sur internet (et en dehors), ils ont une capacité d'analyse et de réflexion plus poussée que les "sentinelles", mais leur activité et leur support d'expression sont différents. Leur production est plus rare, ils interviennent généralement dans des "webzines" de référence, leur intervention ne passant généralement pas inaperçue.

Les experts et évaluateurs ("raters"): généralement investis dans les sujets liés à la culture hi-tech, ils ont une identité établie dans leur communauté de référence. Ils testent et notent les produits (ex : tendance du deballing) et bénéficie d'importants relais d'informations. Leurs connaissances très pointues leur valent respect et crédibilité.

Les "flingueurs" : ils peuvent appartenir simultanément à plusieurs catégories : mais c'est leur ton, leur charisme, et leur capacité de conviction qui les différencient. Leurs avis sont souvent très tranchés, mais peuvent avoir un reél impact sur le comportement de la communauté.

Les blogueurs historiques : blogueurs de longue date, ils possèdent un réseau très vaste et une notoriété établie sur internet (ex : très bon référencement sur de nombreuses requêtes). Ils sont capables d'amplifier une actualité, une rumeur, une info insolite en s'appuyant sur leurs lecteurs et suiveurs.

Les influenceurs qui sont généralement émetteurs de contenus s'appuient sur des relais d'expression de plus en plus nombreux pour étendre leur audience, entre autres :

- Les blogs partenaires ou amis
- Les sites communautaires de type "digg-like" et agrégateurs de contenus (ex : Digg, Wikio, etc.)

- Les réseaux sociaux (Twitter, Facebook)

- Les boutons de votes et de partages de contenus des articles
 
Du fait de ces nombreuses interactions -et de l'utilisation croissante des plateformes communautaires généralistes-, leur influence est de plus en plus prégnante.

lundi 6 août 2012

L'Espace Client à l'heure de l'apres Web 2.0



L’Espace Client réinventé : une vision d'un canal de fidèlisation socialmedia et ubiquitaire de l’Espace-client centré sur l'individu exploitant les nouveaux modes de connectivité relationnel.






Gartner avait donné la tendance pour 2009-2012 concernant les priorités en matière de conquête et de fidélisation clients.
Parmi elles :
  • Les directeurs marketing gagnants seront ceux qui investiront dans un mix de marketing en ligne, de génération d'opportunités, de globalisation de leurs actions de promotion et de fidélisation client.  
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  • Les outils de gestion des opinions clients (Feedback Management) seront les investissements les plus utiles pour améliorer l'expérience des clients. 
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  • Plus de 60 % des 100 premières entreprises mondiales proposeront à leurs clients une "communauté en ligne".
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  • D'ici 2011, un tiers des achats réalisés par un consommateur sera directement influencé par les opinions dont il aura eu connaissance en ligne, contre 9 % en 2008.

    Miser sur la fidélisation de ses clients et moins sur la conquête directe, c'est ce que je retiens de ces "pronostics", avec pour nous, marketeux et commerçants online une réflexion prospective à concrétiser sur la notion d'"Espace client" , et ce, dans le nouveau contexte de connectivité ambiant.
       

  • Autre chiffre éclairant : l'accès à internet sur mobile est le seul moyen d'accès à internet pour 15 % des mobinautes pouvait-on lire il y a un an. (Ipsos Media, AFMM, mars 2008 ). Et aujourd'hui, la tendance n'a pu que s'accentuer. 
     
    Pour un Espace client 2.0 
    L'Espace-Client réinventé doit "vivre" en symbiose avec une "communauté en ligne" de marque. Et sortir du carcan relationnel Marque/Individu, oser dé-individualiser le relationnel client/marque.
    Pour préciser le propos, il s'agirait en fait de "réinventer/ la fidélisation" en tirant parti des constats du 2.0, c'est-à-dire de ces nouveaux comportements des consommateurs, réclamant transparence, authenticité , avis et échanges avec leurs pairs . 
    Ce qui induit de fait une posture de la preuve par les marques en tant qu'organisatrice de cette conversation entre ses clients et animatrice d'une relation client vivace, et au delà d'une communauté source de valeur (permettant à une marque de gagner en visibilité et crédibilité en émettant le signal fort d'une e-reputation de marque).Et ce qui n'interdirait pas à la marque d'apporter ses éclairages experts sur tels sujets, sur tels produits (quoi de plus naturel en effet sur un espace client ?).
    Je crois beaucoup à une mise à la page (devrait-on même dire "mise à l'écrans") des espaces clients qui réduisent encore aujourd'hui la relation client en rapport one to one, BtoC et souvent à sens unique, sans dialogue véritable.hypothèse donc : un espace client centré sur le client mais ouvert à sa communauté de marque ou de produit redynamiserait la relation client, pour mieux fidéliser et déléguer la conquête à ses clients.

  • le client-individu relié à sa communauté de marque : consolider le lien avec ce client en mettant en scène le feedback direct avec la marque concernant tel produit, une sorte de "SAV community" mais aussi en événementialisant le relationnel de marque par l'animation de la communauté (maintenir le lien, l'affect). 
  • le client-individu "gourou" auprès de ses proches : inciter le client à approcher (par permission marketing) et convertir les prospects de son environnement proche et affinitaire, via un rôle prescripteur, de parrainage, d'ambassadeur ; la marque s'appuyant sur la valorisation et la reputation de certains de ses membres et au global sur la reputation de la communauté.
  • Le crowdsourcing marketing ou comment impliquer des clients à l'élaboration et au packaging d'un nouveau produit / service.
  •  
    Pour un Espace-Client widgetisé et ubiquitaire
    Réinventer l'espace client c'est aussi se pencher sur l'impact des nouveaux usages, ceux hérités de la révolution2.0 qui aujourd'hui trouvent écho dans la dimension spatiale de la mobilité.Autrement dit, à cette ouverture sociale ou communautaire de l'espace client, il faudrait aussi oser d'autres points d'entrée au plus proche des moments de vie du client, moments de vie qui se conjuguent au présent, hic & nunc, plus seulement via une zone d'identification sur la boutique en ligne, mais aussi dans "ses zones" de mobilité. 
    Tirer parti du territoire où se trouve ce client en lui proposant des animations géolocalisées (chez le concessionnaire proche de chez lui ou à l'agence bancaire, sur son trajet quotidien) et pourquoi pas fédérer des clients autour d'un "SAV barcamp local" et renforcer le lien mais aussi favoriser le recrutement de prospects par "cette entremise événementielle locale".

  • La widgetisation de cet Espace-Client ou comment déportaliser, défragmenter des données et des services, notamment sociaux, de l'espace-client vers des espaces agrégateurs personnalisés online que sont les plateformes sociales que fréquente ce client (page netvibes, facebook, ...) mais aussi ses autres points de connexion (sédentaires et nomades) tels que son smartphone, bureau d'ordinateur, bornes de contact...
  • Connectivité des nouveaux supports, relier l'Espace-Client à l'internet des objets, via par exemple des cartes de fidélités ou des objets incitant à l'interaction entre personnes tels que poken ou les objets de la fameuse société Violet.

    Ainsi, cet Espace-Client deviendrait plus qu'un simple module de gestion des commandes et d'assistance, agrégeant un calculateur des points de fidélité et des push promos, deviendrait plus qu'une machine à qualifier. Cet Espace-Client engendrerait non seulement une relation individualisée vraie, parce qu' ascendante,  conversante véritable (de la marque à l'individu-client, de l'individu-client à la marque) et aussi une relation vraie parce qu'affinitaire, transversale entre cet individu-client et ses pairs, entre la communauté de marque et la marque in fine.

    Et enfin, une relation plus centrée sur le client car plus proche, jusqu'à faire le pont entre l'Espace-Client online et les espaces digitaux et physiques où le client se localise, ses hyperlieux (chez lui, dans son quartier, en son agence, sur la toile, sur les réseaux sociaux, sur l'internet mobile, en boutique...), tendant à une vision sociale et ubiquitaire de l'Espace-client.

    L'espace client réinventé s'appuierait ainsi sur deux rouages moteurs: 
  • le communautaire (socialmedia)  
  • et l'ubiquitaire (ubimedia) , 
  • et entre les deux, leur corolaire, 
  • la widgetisation (l'espace-client partout), 
  • le client devenant plus pro-actif, plus impliqué et acteur de sa relation client.

    mardi 24 juillet 2012

    Les différents stades de maturité sur les réseaux sociaux

    Sopra Consulting, cabinet de conseil en management définit quatre stades de maturité :

    1/ L'écoute : l'entreprise se contente d'une veille sur les médias sociaux.
    2/ L'expérimentation : la société est alors présente sur les réseaux sociaux, en utilise quelques fonctionnalités mais n'a pas de community manager dédié et n'intègre pas cette activité avec son CRM ou son site web.
    3/ L'industrialisation : la communauté d'internautes liée à l'entreprise est identifiée ; un community manager gère l'usage des réseaux sociaux et un faible niveau d'intégration au système d'information (SI) est observé.
    4/ L'intégration multicanal : intégration des données issues du web social à l'ensemble des outils front et back-office. L'entreprise maîtrise les processus d'écoute, d'acheminement et de traitement des interactions avec les internautes et il existe des interconnexions entre les différentes communautés : employés, clients et partenaires. Les indicateurs issus des réseaux sociaux sont intégrés dans le pilotage et la gouvernance de l'entreprise.
    Tout l'enjeu de la réussite de la relation client à travers les réseaux sociaux réside dans la préparation. La venue d'une entreprise et de son image de marque sur les sites sociaux ne s'improvise pas. 
    -       écouter, collecter et analyser les conversations. Il s'agit simplement de mesurer sa présence sur les réseaux sociaux, de vérifier la nature des conversations pour mieux sentir le sentiment des internautes à l'égard de sa marque.
    -       Une fois ce diagnostic réalisé, la deuxième étape consiste à assurer sa présence sur les réseaux sociaux. Fan page Facebook, compte Twitter, chaîne YouTube… il faut assurer une présence minimale à l'entreprise. Afin de savoir sur quel site s'engager, il est utile de voir où sont ses propres clients, prospects et partenaires. Déjà à ce stade, il est possible d'utiliser les fonctionnalités analytiques proposées par les différentes plateformes (nombre de clics, de consultations…).
    -       Dans une troisième phase, il s'agit d'améliorer l'intégration avec son site web, ses applications CRM et ses outils décisionnels. Le community manager se voit alors doter d'outils permettant d'industrialiser et d'optimiser le recrutement de membres, ainsi que d'animer la communauté.
    Enfin, il faut assurer une cohérence entre le dispositif multicanal ainsi élaboré et les différents parcours clients. Par exemple, un consommateur ayant publié un billet sur l'espace communautaire de l'entreprise pourra être invité à entrer en contact par tchat avec un conseiller du service client. Ensuite, les informations collectées via les réseaux sociaux viendront alimenter les outils CRM et décisionnels de l'entreprise. 

    jeudi 5 juillet 2012

    Les marques alimentaires ont la côte sur Facebook !


    Hopscotch a publié son deuxième baromètre, en partenariat avec Like Me I’m Famous, consacré à la présence des marques alimentaires sur Facebook. Les 40 marques alimentaires disposant des plus grandes communautés sur leur page fans française ont été passées au crible. Pour ce baromètre, 3 indicateurs clés ont été utilisés :

    • La puissance communautaire: nombre de fans facebook, Buzz facebook (« x personnes qui en parlent »), nombre de partage sur Facebook
    • La vivacité : nombre de posts de la marque sur son mur facebook, fréquence de réponse de la marque quand elle est apostrophée (sur son mur ou dans un commentaire de statut)
    • L’engagement conversationnel : nombre moyen de commentaires sur facebook, nombre moyen de publication de fans sur le mur, nombre moyen de likes sur Facebook.

    Les trois principaux enseignements

    • 1er enseignement : le food a la cote sur Facebook
    Jugées sur la base de ces 3 critères et d’une analyse des discours des marques et des interactions des membres sur les pages fan, la présence des 40 marques agroalimentaires du panel révèle le caractère mobilisateur du food sur Facebook. Le food est le 3ème thème le plus suivi sur le réseau social derrière les stars/people et le luxe
    • Oasis en tête du classement des marques alimentaires sur Facebook
    A la 1ère place du baromètre, on retrouve la page « Oasis Be Fruit », avec une note globale de 4,35, la positionnant juste devant M&M’s France, et Ben & Jerry’s France qui complètent ce podium.
    • Le baromètre souligne la prépondérance des marques « plaisir »
    Dans un contexte réglementaire et médiatique plutôt hostile, on constate que les marques « plaisir » tirent leur épingle du jeu sur Facebook. Dans le top 20 du baromètre, on retrouve 100% d’aliments dits « plaisir », avec une nette supériorité des marques sucrées (90% du top 10) ; la première marque salée, Apéricube, est 9ème.

    Quelle est la bonne recette des marques de food sur Facebook ?

    1 pincée de prise de parole décalée et originale / 1 puissance communautaire « sucré-salé » : équilibre entre volume et activité / Saupoudrez d’une bonne dose de vivacité et de réactivité.


    Les grandes tendances en communication

    2012 est une année de mutation, de renouvellement des modes de communication», énonce Françoise Hernaez Fourrier, la Directrice du planning stratégique de Kantar Media.
      On identifie deux grandes tendances : 
    •  Un marketing plus émotionnel et relationnel (créativité favorisée par le boom du digital)
    • Un retour très pragmatique à une capacité de délivrer de l’utilité (value for money).
    Les tendances de communication se structurent donc autour de deux grands pôles de valeurs :

    Le premier pôle repose sur l’idée dominante d’une réalité augmentée, à savoir la promesse d’une vie plus intense et riche avec des marques plus interactives et plus émotionnelles.  

    Le second pôle repose sur l’idée dominante d’une consommation rationnalisée, à savoir la promesse d’une maîtrise qualitative de la consommation au niveau économique et éthique.

    A l’heure du web «AnyTime, AnyWhere, AnyDevice», le volume mais aussi la vitesse de publication et de circulation de l’information se démultiplient de manière exponentielle, conduisant à évoquer une certaine « infobésité ».  

    Cette tendance des échanges « augmentés » est notamment alimentée par un story telling de plus en plus élaboré avec des courts-métrages ou des web séries utilisant l’humour.

    Le rapport à la consommation s’est modifié depuis la crise de 2008 : les consommateurs veulent de plus en plus arbitrer et adapter leur consommation à ce qu’ils considèrent comme étant leurs «vrais» besoins.
         
    Après les années 2008 et 2009 assez anxiogènes, et dans un contexte de consommation de 
    plus en plus virtuelle, on note une tendance à revaloriser l’audace et les sensations fortes 
    par des campagnes militantes, notamment en presse magazine dans le secteur textile (cf. 
    Diesel « Be stupid »).

    On note également une volonté d’intensifier l’attractivité des marques, en valorisant leur dynamique positive et leur valeur ajoutée.

    Pour Kantar Média, l’année 2011, devrait être marquée par de nouveaux développements de cette consommation plaisir. L’aspect novateur étant dans la facilité de connexion entre cette dimension plaisir et la dimension pratique que l’on retrouvera notamment au travers des plateformes de commerce en ligne.