mercredi 5 décembre 2012

L'indexation de marques-pages doit prendre en compte le contexte sémantique

GalViz GiveALink

Un système de classification de marques-pages va au-delà de la simple liste et permet de visualiser l'environnement d'un site, mais aussi suggérer du contenu pertinent.

A l'ère des réseaux sociaux, les systèmes traditionnels de marques-pages  qui affichent les informations sous forme de liste sont dépassés. 
Pour les enrichir, des chercheurs de la School of Informatics and Computing de la Indiana University Bloomington aux Etats-Unis ont travaillé dans ce sens à la conception de GalViz*, un système de classification collaborative de marques-pages. Designé dans le cadre de l'interface du système GiveALink qui permet de partager ses marques-pages, l'idée est de permettre de visualiser et d'organiser ses liens favoris sous forme d'un réseau interactif plutôt que sous forme de liste, rendant ainsi visible des informations complémentaires, notamment le contexte, mais le caractère social.

Une visualisation du contexte sémantique
Actuellement, la disposition trop linéaire des marques-pages néglige les informations contextuelles, ou encore les liens sémantiques. Les chercheurs ont voulu faire en sorte que GalViz puisse dépasser les faiblesses des systèmes existants et améliore l'expérience utilisateur. Pour cela, le système a été conçu pour mettre en évidence les relations sémantiques entre les mots et les ressources et aider les utilisateurs à gérer les ressources existantes mais aussi en découvrir de nouvelles.Il donne à l'internaute une vision tripartite de des liens favoris en indexant également des données comme l'utilisateur, l'étiquette, et la ressource. Le système permet de visualiser les mots-clés (tags), les ressources, les liens sociaux ainsi que le contexte social dans un réseau interactif, combinées à un nuage de tags.

Au-delà de la simple collecte... des suggestions de contenus
Ces informations contextuelles vont enrichir le système d'indexation en apportant des éléments de compréhension du site, comme la recommandation de sites similaires, des utilisateurs qui ont des intérêts avec celui-ci, ceci en fonction des liens collectés par les autres utilisateurs. Mais elles pourraient aussi suggérer du contenu pertinent. Les chercheurs se sont inspirés de différents types de gestionnaire de marques-pages présents sur différentes plateformes: delicious,Flickr,Firefox Bookmarker Manager ainsi que Cluster Map, qui permet de mettre en évidence les relations entre les utilisateurs et les marques-pages afin d'identifier les mots-clés et la structure des communautés. A noter que GalViz propose les deux modes, traditionnel sous forme de liste et en visualisation réseau.

*Context visualisation for social bookmark management- Lilian Weng and Filippo Menczer, School of Informatics and Computing, Indiana University Bloomington, USA

Source : L'atelier

vendredi 30 novembre 2012

Transformation digitale: "Atteindre un palier ne signifie pas que le tour est joué"

La transformation digitale est un processus de long terme, pas un simple cap à passer. Pour la réussir, l'entreprise doit se préparer à rester flexible et devenir réactive dans un environnement changeant. 


La transformation digitale est une chose, mais elle doit être viable. Il s’agit donc d’un processus de long terme.
La transformation correspond à un effort (et une période) durant lequel l’entreprise va transformer sa façon de travailler, de produire, d’interagir avec ses clients, ou pour développer de nouveaux produits et services – le tout en s’appuyant sur des technologies digitales. 

Cette transformation ne sera pas efficace si elle n’est pas accompagnée d’un ensemble de pratiques managériales : une vision définie et communiquée, des mécanismes de gouvernance mis en place, un changement accompagné, etc. 

Il ne s’agit pas uniquement, pour autant, de « passer un palier » une bonne fois pour toutes. D’une part, atteindre un palier de transformation ne signifie pas qu’il n’y a plus rien à gérer : les initiatives doivent toujours être gouvernées, les compétences doivent toujours évoluer, etc. D’autre part, l’environnement évolue, de nouvelles opportunités apparaissent, et donc il est sain de revisiter régulièrement sa vision digitale pour continuer à progresser et saisir de nouvelles opportunités.

La durée dépend fortement du niveau d’ambition et  de la maturité initiale. Développer un « service digital » comme une application mobile ou une plateforme d’open innovation n’est en soi pas très long – probablement quelques semaines ou mois de travail. Mais ça n’est que la partie visible de l’iceberg du processus de transformation. Le niveau de maturité initial est donc clairement déterminant. Une entreprise qui a une vision claire, des relations IT-métiers  solides, une gouvernance en place et une culture de changement pourra rapidement récolter les fruits des initiatives digitales qu’elle met en place – pour une entreprise moins mature la transformation (dans son ensemble) prendra certainement quelque années. A titre d’exemple, Burberry a lancé sa transformation digitale en 2006 et excelle aujourd’hui sur des sujets comme l’expérience client ou l’usage des réseaux sociaux. Un prochain palier envisagé concerne les analytics.

Il faut donc laisser la place à la flexibilité et l’itération. Est-ce un défi pour les grandes entreprises et les groupes multi-nationaux ?
La transformation digitale n’est pas nécessairement quelque chose qui doit être géré de façon complètement centralisée. Certains investissements sont par nature plutôt « centraux », comme le développement de capacités pour les analytics ou la mise en place de réseaux collaboratifs. Mais pour autant trop de centralisation peut s’avérer contre-productif – chaque entreprise place donc le curseur là où c’est pertinent pour elle. Par exemple Nestlé (qui regroupe plusieurs centaines de marques) a un laboratoire digital (la « digital acceleration team ») qui accueille des personnes venues du monde entier pour qu’elles développent des savoir-faire, acquièrent des bonnes pratiques, etc. Mais le développement des applications mobiles a lieu près des marchés locaux.

Quels leviers l’entreprise peut-elle actionner a priori pour améliorer la viabilité de sa transformation digitale?
Nous avons identifié quatre leviers clés : 
- premièrement, la définition d’une vision claire est nécessaire : que veut-on faire ? comment y va-t-on ? Cette vision ne doit pas nécessairement être finale : on apprend en marchant, de nouvelles opportunités apparaissent. Avoir une vision et la communiquer est important – la faire évoluer l’est tout autant.

- Le second levier est la mise en place d’une gouvernance autour du digital. Certains risques nouveaux apparaissent et doivent être contrôlés. De nouvelles compétences ou façon de travailler peuvent être nécessaires. La coordination « cross-silos » est importante. Pour répondre à ces nouveaux besoin de gouvernance, plusieurs mécanismes existent. Certaines entreprises ont mis en place de nouveaux rôles : Starbucks a embauché il y a quelques mois un « Chief Digital Officer » ; des entités dédiées au digital peuvent aider à développer de nouvelles compétences ou répondre au besoin de transversalité (ce qu’a fait Nestlé par exemple) ; certains comités spécifiques peuvent être mis en place.

- Un troisième levier est l’engagement des employés dans la transformation. Le changement culturel peut être un obstacle majeur pour certaines entreprises – il faut donc des leviers pour que les salariés se sentent engagés dans la vision qui aura été définie. Par exemple la compagnie minière chilienne Codelco – qui automatise entièrement ses opérations – a mis en place des concours d’innovation parmi ses employés pour initier une culture du changement et d’innovation. 

- Enfin, un dernier levier est la solidité des relations entre les fonctions technologie et métier dans l’entreprise (« IT-Business Relationships »). Rares sont les initiatives qui peuvent apporter toute leur valeur si la technologie et le métier ne s’entendent pas, ne partagent pas les mêmes priorités, etc.

Source : L'Atelier 

lundi 26 novembre 2012

Le canal digital prend toujours plus de place sur le marché de la publicité


Publicité multicanale

Poussés par la croissance du mobile dans le secteur de la publicité, les canaux traditionnels perdraient du terrain au profit du digital.

Outre-Atlantique, le canal digital devrait prendre toujours plus d'importance sur le marché de la publicité, grignotant la part occupée par les médias traditionnels. En effet, si le marché publicitaire global devrait croître passant de 134,6 à 147,1 milliards de dollars entre 2012 et 2016, le changement vers le digital, incluant également le mobile, va être progressif avec une croissance de 12,4% d'ici à 2016 selon une étude* menée et publiée par BIA/Kelsey. Aujourd'hui, la part du digital représente 17,6% du marché, mais il devrait atteindre presque 26% d'ici à 2016. A contrario, les canaux traditionnels seraient au ralenti avec des revenus publicitaires à -0,4%. Mais ce serait surtout le mobile qui gagnerait du terrain sur le marché et dans une moindre mesure les réseaux sociaux.

Le mobile toujours plus important dans la publicité digitale

En effet, les revenus publicitaires pour le mobile dans le digital vont tripler passant de 5% en 2012 à 15% en 2016. En 2012, les revenus générés par les publicités mobiles se chiffraient à 1,2 milliards de dollars. En 2016, les prévisions de BIA/Kelsey annoncent presque 6 milliards de dollars de recettes sur ce canal, avec un taux de croissance annuel moyen de 54.2%. La publicité mobile représente donc un enjeu important pour ces derniers. 
En effet, pour les analystes, le support mobile permet un meilleur ciblage géographique des publicités envers les consommateurs, et donc un meilleur impact de ces dernières auprès d’une population précise. Google a commencé à intégrer ce paramètre. En effet, les publicités ciblées par mots-clés sur son moteur de recherche de Google s’étendent désormais au format mobile, puisque l'enseigne regroupe progressivement ces emplacements publicitaires disponibles sur ce support.

La publicité mobile locale, un vecteur de croissance

Les réseaux sociaux comme Facebook pourraient également devenir un moteur de croissance de la publicité mobile. Le réseau de Mark Zuckerberg développe de nouvelles formes de publicités, adaptées à ce format, en intégrant les données géographiques de ses utilisateurs, telles que leur région d’appartenance ou leurs codes postaux. Ainsi, la publicité locale devrait se développer toujours plus du fait d'un ciblage plus précis et personnalisé. En effet, la proportion des dépenses pour la publicité mobile locale passera de 44% en 2012 à 58% en 2016.

*BIA/Kelsey's annual U.S. Local Media Forecast, 2011-2016 - Mobile Local Media (November 2012)
Source : L'Atelier

vendredi 23 novembre 2012

"La maturité numérique est un facteur de performance pour les entreprises"


Si peu d'entreprises ont encore entrepris leur transformation digitale, celles qui l'ont fait récoltent les fruits de leurs efforts.

Nous avons constaté que les entreprises ayant accompli leur transformation digitale ont une réelle supériorité sur les autres. Nous avons identifié quatre niveaux de maturité, qui sont une combinaison de l'intensité digitale, c'est-à-dire l'usage par l'entreprise des technologies et l'intensité du processus de transformation. 
Celles-ci seraient 26% plus performantes que la moyenne de leur industrie et se révèleraient mieux valorisées de 12% par les marchés financiers. Mais l'étude nous montre aussi que tous les leaders partageraient un même ADN digital.

On trouve dans l'ADN Digital des entreprises étudiées :
- une excellence du pilotage de la transformation,
- une implication du management, 
- le partage d'une vision, 
- une implication de tous les départements et la gouvernance. 

Un autre point commun entre ces entreprises, c'est la volonté de devenir l'entreprise référente. 

Par exemple, le référent dans l'univers du luxe et l'expérience client aujourd'hui, c'est Burberry. Elle a investi pendant cinq ans sur ses points de vente, sur le web, sur le social, sur le mobile. 

Mais aujourd'hui, la communication dans les médias et le marketing ne suffisent plus. Il faut aller au-delà et passer par la transformation en profondeur du business model. Ces entreprises offrent de nouveaux services et adressent de nouveaux marchés avec le digital mais cela ne veut pas dire qu'elles renoncent à leur business model historique. Elles ont réussi à trouver un équilibre.

Il y a trois secteurs d'activités qui sont leaders dans le digital : la high-tech (38%), la banque (35%) et l'assurance (33%).
Les trois secteurs leaders ont été poussés à effectuer leur transformation digitale par 
- des jeux concurrentiels, 
- un environnement évolutif 
- mais aussi les attentes spécifiques des consommateurs. 

Certaines industries n'ont donc pas eu le choix et ont déjà fait un saut important dans les technologies.

Source : L'Atelier

lundi 19 novembre 2012

Les réseaux sociaux vont-ils tuer les médias ?



Les nouveaux modes de consommation de l’information, et parmi lesquels les réseaux sociaux, génèrent tout à la fois dilution des audiences, désintermédiation et gratuité, remettant ainsi en cause les fondamentaux mêmes du modèle économique des médias historiquement basés sur la tarification de l’accès à l’information et la monétisation des audiences grâce à la publicité.
 

Jamais les moyens de communication n’ont été aussi nombreux et n’ont rendu l’accès à l’information plus facile, plus immédiat et dans presque toutes les circonstances qu’aujourd’hui : où que nous soyons, quoi que nous fassions, nous sommes dorénavant en capacité d’accéder instantanément à n’importe quelle information.

Pour une fois les futurologues ne se trompaient pas quand ils nous prédisaient le passage de la société de consommation à la société de l’information ! En effet, et pendant que l’on se désole du déclin de notre marché intérieur automobile et que l’on s’épuise à vouloir relancer la « consommation des ménages », rien, pas même la crise ni l’anxiété ambiante, ne semble vouloir freiner notre appétit vorace pour l’information sous toutes ses formes et ses nouveaux outils que sont smartphones, tablettes et autres écrans connectés. A tel point que les marques les plus présentes dans la vie des Français sont désormais Google, Facebook et TF1, devant toutes les marques de produits de consommation courante (2). Du jamais vu !

Nous sommes ainsi passés, et en moins d’une décennie, d’une société de consommation de produits manufacturés à une société d’hyperconsommation d’informations qui, paradoxalement, met aujourd’hui en danger l’économie des médias telle qu’elle s’était organisée au fil du temps.

En effet, les nouveaux modes de consommation de l’information, et parmi lesquels les réseaux sociaux, génèrent tout à la fois dilution des audiences, désintermédiation et gratuité, remettant ainsi en cause les fondamentaux mêmes du modèle économique des médias historiquement basés sur la tarification de l’accès à l’information et la monétisation des audiences grâce à la publicité.

Dans le même temps, et c’est heureux, de nouveaux modèles de financement émergent à la faveur de ces mêmes changements, et de nouvelles opportunités se font jour. C’est ainsi que les éditeurs de contenus s’emparent progressivement des réseaux sociaux pour développer de nouvelles formes de contacts avec leurs utilisateurs. Des réseaux sociaux qui offrent l’opportunité de toucher une audience élargie et qui proposent  une relation différente, plus personnelle et plus interactive avec le consommateur. Entre fidélisation des clients, enrichissement de l’expérience utilisateur, élargissement de la base de lecteurs, renforcement de la visibilité et de la notoriété de la marque et, in fine, monétisation du contenu, la « socialisation » de la consommation de contenus ne manque pas d’offrir des opportunités nouvelles aux médias traditionnels. Restent néanmoins posées, les questions de la transformation de ces derniers, de l’évolution de leurs modèles économiques et du partage de la valeur avec les réseaux sociaux. Des défis que, et toute évidence, tous ne pourront pas relever.

 (1)Assises de la Convergence des Médias – Aromates –Idate – Maison de la Chimie – Paris – Jeudi 20 décembre 2012 - http://convergencemedias.aromates.fr/
(2) Baromètre Havas Média – CSA, novembre 2012.

Source : Le cercle -08/11/2012  Jacques Marceau

dimanche 18 novembre 2012

Le point de vente jouera le rôle d'ambassadeur de la marque

centre commercial 
 
Pour les magasins, il devient important de se focaliser sur l'expérience d'achat et la relation avec le consommateur, plus que sur le canal de vente. Tous devenant importants, et le magasin prenant souvent le rôle d'endroit de démonstration et d'accompagnement.
 
Afin de comprendre les évolutions des usages digitaux du consommateur et de leurs impacts sur le commerce physique, une étude a été menée par Bearing Point à la demande du Conseil National des Centres Commerciaux (CNCC). 

Celle-ci met l’accent sur les nouvelles tendances et revient sur l'idée selon laquelle le point de vente de demain ne sera plus le principal lieu d’achat et se concentrera sur l’expérience avec le consommateur. Un constat dans la lignée de celui tracé par PwC.

"Aujourd’hui, grâce au digital, nous sommes dans une posture de l’innovation permanente. C’est pourquoi, il faut recruter des compétences qui vont modifier l’ADN des centres commerciaux", nous explique Michael Tartar, cadre supérieur au sein de Bearing Point rencontré lors de la conférence "e-Commerce et stratégie cross-canal, nouvelle donne pour les enseignes et les centres  commerciaux". 

En effet, il faut faire face aux nouveaux formats : flagship, showrooming, concert, puces RFID disposés sur des cintres, corners digitaux dans lequel les produits sont affichés et le consommateur les commande avec son smartphone etc. Xavier Baudouin senior manager digital e-commerce chez BearingPoint affirme que "la question n’est pas de savoir quel modèle va s’imposer mais plutôt proposer une diversité de formats qui sont multiformes".

Un service humain et personnalisé

Cela, afin de répondre aux attentes d'un consommateur qui souhaite un service de plus en plus personnalisé. L'étude confirme ainsi le fait qu'en magasin, 40 % des clients désirent une assistance humaine avec des conseils personnalisés. Et même sur Internet, il exprime sa volonté d’avoir une relation humaine, comme un chat par exemple. 

Michael Tartar recommande "d’accélérer les investissements dans la connaissance client pour proposer un bouquet de service pertinent en investissant dans le Big data". En effet, "aujourd’hui on connaît mieux ses visiteurs du net que les visiteurs physiques", ajoute-t-il. L’étude recommande ainsi de penser hub digital et mettre ainsi en place une infrastructure technologique afin de préparer la visite en point de vente. En fait, le digital va devenir le véhicule principal de la relation et continuerait d’être un formidable terrain d’expérimentation. Et le magasin jouerait le rôle d'ambassadeur de l'enseigne.

Préparer l’acte d’achat

Ambassadeur qui reste important : 64% de consommateurs veulent essayer un produit, ou le toucher avant l’achat, et 47% préparent leur achat sur Internet avant d’aller en magasin, en consultant les réseaux sociaux (76%). Après les avoir consultés, 62% renoncent à effectuer un achat. Ensuite, 25% préparent en magasin leur achat. Et 43% des consommateurs souhaitent pouvoir comparer le prix en point de vente. 

Enfin, les clients sont deux fois plus fidèles s’il existe un canal en plus du point de vente. A noter qu'en 2013-2014, l’accès à Internet deviendra supérieur sur smartphone ou support mobile que sur ordinateur. Ils auront donc une place non négligeable dans la décision d’achat. C’est d'ailleurs déjà le cas aujourd’hui, puisque 40% s’en servent pour comparer les prix en magasin. Et 18% des consommateurs changent d’avis après avoir consulter leur smartphone sur le point de vente.

Source : L'Atelier - Par Elyse Charvin 


vendredi 16 novembre 2012

Impact grandissant des réseaux sociaux sur la prise de décision

Cartographie

Le partage d'information sur les plateformes communautaires est une mine d'or à exploiter pour les entreprises. 
Elles intègreraient ces outils toujours plus dans leurs processus d'analyse stratégique.

Les médias sociaux feraient-ils souffler une ère nouvelle dans le domaine de l'intelligence économique ? 

Ces technologies sociales arrivent en effet à maturité et les entreprises prennent davantage conscience de leurs bienfaits pour adapter leur stratégie. Selon un papier* publié par McKinsey Quarterly, ils devraient prendre un rôle plus large pour dépasser certaines limites des méthodes traditionnelles, notamment dans la collecte d'informations et amener une meilleure compréhension des enjeux grâce à une analyse en temps-réel.

L'utilisation des réseaux sociaux dans le processus d'intelligence permettrait aux entreprises de gagner en réactivité, en temps mais également de mieux structurer les données pour avoir un meilleur aperçu de leur écosystème.

Une cartographie en temps réel

En effet, la curation de l'information est critique pour les analystes qui passent généralement 80% de leur temps à collecter des informations avant de les analyser. Cet outil leur donnerait un aperçu de l'information différent en cartographiant les sources d'information, ce en identifiant les personnes ou influenceurs et les conversations sur les plateformes sociales comme l'avis des clients ou de leurs fournisseurs. L'information en temps réel leur confèrerait également la capacité d'anticiper les actions de leurs concurrents, d'ajuster leur stratégie. Les entreprises peuvent ainsi réunir des données en créant une communauté d'utilisateurs à suivre.

Un complément plus qu'un remplacement

Mais cette masse d'information a besoin d'être structurée pour être analysée, ce qui implique que les entreprises doivent faire appel à de nouvelles méthodes et de nouvelles compétences chez les analystes. Toutefois à terme, les réseaux sociaux ne devraient pas remplacer les méthodes traditionnelles d'intelligence, mais plutôt venir en complément. En effet, le principal challenge reste de convaincre les dirigeants sur l'efficacité dans l'amélioration de la prise de décision, difficile à cause du manque de recul sur ces méthodes.

*M. Harrysson, E. Metayer, H. Sarrazin, How 'social intelligence' can guide decisions (novembre 2012)
Source :L'Atelier